Et en cas de nouvelle dissolution, quels pronostics concrets ?

Source [Atlantico] : Si l’Élysée relançait les législatives en 2025, le Rassemblement national présenterait des candidats dans les 577 circonscriptions et pourrait engranger jusqu’à 180 sièges, sans toutefois atteindre la majorité absolue. L’équation des autres blocs dépendrait d’alliances fragiles : une gauche soudée conserverait la plupart de ses sortants, mais éclatée, elle verrait nombre de circonscriptions basculer soit vers le RN, soit vers un « bloc central » (Renaissance, MoDem, Horizons, LR modérés) lui-même menacé par ses propres rivalités internes. Le nombre réduit de triangulaires et l’élévation du seuil de qualification rendraient chaque dispersion fatale. Résultat probable : une Chambre toujours plus fragmentée, un gouvernement sans majorité stable et un risque de paralysie institutionnelle accru à la veille de la présidentielle de 2027.

Atlantico : Quels seraient les principaux scénarios électoraux pour les grandes familles politiques – RN, LFI, PS, LR et camp présidentiel – en cas de nouvelle dissolution à l’automne 2025 ?

 

Xavier Dupuy: En cas de dissolution, un point est certain : le bloc RN-UDR présentera des candidats dans la totalité des 577 circonscriptions. La première incertitude concerne la gauche. Partira-t-elle unie, ou bien avec des candidatures dissociées, notamment entre LFI d’un côté, et le PS, EELV et le PCF de l’autre ? Une hypothèse intermédiaire existe également : des candidatures communes dans les circonscriptions où la gauche a des sortants, et des candidatures séparées ailleurs.

Un questionnement identique s’applique au bloc central – Renaissance, MoDem, Horizons, mais aussi les LR modérés : s’orientera-t-on vers des candidatures d’union, une stratégie unitaire dans les circonscriptions détenues, ou une compétition interne selon les territoires ?

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